mercredi 11 mars 2009
Un petit dossier...
Bien le bonjour...
Passage rapide pour poster mon dossier d'admission aux Arts Deco...
Que vous manque t-il ?
S'ensuit une reflexion à la con que je ne vous posterai pas ici, vous ne devez pas avoir que ça à foutre...
Remarque.
Le manque
est un état désagréable, qui nécessite d’être soigné. Un Homme dans le manque
fera naturellement en sorte de le combler. Le manque appelle bien souvent le
désir, et pour certains, assouvir ses désirs est un moyen de combler ses
manques, et même d’atteindre le bonheur (Epicure).
Que me
manque t-il ? Que me fait-il défaut ? A cette question je suis tenté
de répondre que je manque de biens terrestres, d’argent, de moyens, etc. Mais
si je réfléchis à ce qui fait défaut à mon bonheur moral (étant en situation
amoureuse stable), je me rends compte que ce manque provient du monde
extérieur : je suis limité par notre cadre de vie hiérarchisé, planifié,
surveillé, qui ne me laisse pas exercer mes désirs librement. Il me manque un
champ d’action limité par les rêves d’omniscience d’un monde en quête de
pouvoir : nous sommes fichés, localisés en permanence grâce à la myriade
de moyens mis en œuvre pour surveiller les populations de nos états (cartes
d’identités, caméras, satellites, etc.).
Ne voyons
pas là quelques pulsions anarchistes révolutionnaires de ma part, mais bien une
réflexion sur un manque existentiel, personnel et en même temps attribuable à
une grande quantité de personnes du domaine de la création.
En y
réfléchissant, j’ai compris que c’est de ce malaise que naît l’envie d’agir, de
laisser libre cours à une créativité artistique qui permettrait de combler un
manque en se plaçant en position de contestataire.
J’ai alors
décidé de travailler sur l’acte de libération
comme situation permettant de combler ce manque. Manque de liberté et à la fois
de quiétude.
Ma
première planche constitue une recherche graphique préliminaire pour la
constitution de ce dossier.
La seconde
est le « portrait » d’un acteur de cette constante
observation qui m’insupporte : la camera de vidéosurveillance. J’ai choisi
de styliser ce sujet en appliquant une touche forte et en utilisant des nuances
de gris pour rendre l’ensemble plus froid, plus dérangeant, salissant l’objet
de quelques touches de couleurs mélangées. Cette planche symbolise le manque de
liberté à combler.
La
troisième planche du dossier est un questionnement sur le graffiti comme moyen
de se libérer par l’acte de violer les lois pour laisser s’exprimer sa
créativité. Les couleurs se propagent, libres de toutes contraintes, allégorie
de la liberté. Les meilleures fresques de graffitis apparaissent toujours dans
les atmosphères les plus autoritaires,
les moins libres (mur Israélo-palestinien).
J’ai
ensuite choisi de montrer une autre façon d’agir pour se libérer temporairement
des contraintes : gagner un point de vue inédit, insoupçonnable comme le
toit d’une habitation pour vivre quelques instants au dessus du regard des
autres, libre de toute surveillance, de tout jugement : au calme.
Toujours
dans l’idée de montrer différents actes
de libération comme situations permettant de combler nos manques, la cinquième
planche propose une métaphore : sortir d’une toile oppressante et sombre,
pour aboutir à un espace calme, pur, reposant. L’importance du collage, de la
matière, des textures m’a permis d’exprimer l’agressivité de cet environnement
à quitter sous peine de vivre dans le manque permanent. J’insiste sur la
difficulté de l’acte : mains torturées, grillage, lignes horizontales et
verticales rappelant des barreaux.
J’ai
ensuite réfléchi à un possible pacifisme dans l’action de se libérer. Toujours
sur fond oppressant, sur accumulation de matière, un portrait se dégage de
l’ensemble. Blanc immaculé, le visage de la lutte pacifique : Gandhi. Le
grand format de cette réalisation impliquait une présentation photographique.
J’ai choisi d’offrir deux vues différentes pour permettre un jugement optimal
de l’ensemble.
Pour
finir, j’ai réalisé une planche abstraite mettant encore une fois en scène un
espace dur, froid, mort (une peinture texturée, des reliefs agressifs, des
lignes qui semblent trancher la toile, etc.), mais qui cette fois se fait recouvrir
par la liberté lumineuse et calme des dernières planches. C’est d’une certaine
façon une conclusion à ce dossier plastique.
Doit-on combler ce
manque de façon définitive ? N’est-ce pas vain ? A-t-il une
utilité fondamentale?
Je pense que c’est la clé de notre créativité. Le manque est pour l’Homme une source d’inventivité. En le combattant, on créé. C’est le plus souvent sous la contrainte qu’apparaissent les plus remarquées des œuvres modernes.
Donc.
Oui je sais, la recup' c'est pas bien u_u...
Et voilà....
Je t'aime.
Bonsoir.
Commentaires
j'aime beau coup, c'est très bien brav o !!
par contre le croquis pour la photo c'est du gros foutage de gueule !!
Je deviens p'têtre stubborn mais sur le détails de tes caméras de surveillance je perçois un pen d'enki Bilal u_u
Je t'aime, c'est toi stable.
J'adore ta façon d'écrire,
(orf', quoi? des lettres? )
Je t'aime!
je raffole des détails des mains, c'est en relief?
je t'aime.Raclette!
j'aime bien les caméras
Je savais déjà que tu avais du talent plastique, j'ignorais qu'en plus tu écrivais bien. Sincèrement c'est super ce que tu fais, énergique, moderne, engagé. Il y a juste un truc qui me fait bien rire: dans les pubs qui se mettent automatiquement sur la page de blog, et qui sont en rapport avec son contenu, il n'y a que des pubs pour... des caméras de surveillance! Ironie...
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